Avril 2004 / No.1
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HISTOIRE: Entre la corde et le ruban… 

Bavardant avec un étudiant de Pub 3, j’ai été surprise qu’il ne connaisse pas l’histoire de la rue Georges Haddad, sise au 1er étage du bâtiment de l’ALBA.
Il pensait que nous avions fait faire les plaques pour honorer M. Haddad alors que leur histoire est un peu plus "croustillante".

La rue Georges Haddad (la vraie!) s’étendait de la rue Gouraud jusque vers le port (autant que je puisse m’en souvenir). Cette rue était particulièrement malfamée, et, pour nous qui en connaissions la réputation, qu’elle porte le nom de notre dictateur… pardon, directeur bien-aimé était particulièrement amusant.
Profitant de l’anarchie qui régnait alors dans le centre ville, quelques-uns de nos camarades ont "emprunté" ces plaques et nous avons inauguré notre propre rue Georges Haddad, en grande pompe, au cours de la première journée Marathon, le 15 mars 1982.
Voulant ajouter une note "culturelle" à cet entrefilet, j’ai cherché à savoir qui était le Georges Haddad des plaques et ce qu’il avait fait pour mériter qu’une rue – aujourd’hui devenue avenue – porte son nom. Et, une fois de plus, j’ai eu la preuve qu’il n’y a rien de fortuit dans l’existence.  En effet, Georges Haddad (de la rue) est l’un des martyrs pendus par Jamal Bacha à "Sahet El Bourj" le 6 mai 1916. Et nous avons "emprunté" les plaques portant son nom pour notre Georges Haddad, martyr de l’ALBA…
[ Christine Zachariou ]

L'inaugauration de la rue Georges Haddad
Portrait de Georges Haddad, gravure extraite de "El bourj, place de la liberté et porte du Levant", éditions Dar-An-Nahar.



ACADEMIE LIBANAISE DES BEAUX-ARTS - UNIVERSITE DE BALAMAND 2004
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