Bavardant avec un étudiant
de Pub 3, j’ai été surprise qu’il ne connaisse pas l’histoire
de la rue Georges Haddad, sise au 1er étage du bâtiment de
l’ALBA.
Il pensait que nous avions fait faire les plaques pour honorer M. Haddad
alors que leur histoire est un peu plus "croustillante".
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La rue Georges Haddad (la
vraie!) s’étendait de la rue Gouraud jusque vers le port (autant que
je puisse m’en souvenir). Cette rue était particulièrement
malfamée, et, pour nous qui en connaissions la réputation,
qu’elle porte le nom de notre dictateur… pardon, directeur bien-aimé
était particulièrement amusant.
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Profitant de l’anarchie qui
régnait alors dans le centre ville, quelques-uns de nos camarades
ont "emprunté" ces plaques et nous avons inauguré notre propre
rue Georges Haddad, en grande pompe, au cours de la première journée
Marathon, le 15 mars 1982.
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Voulant ajouter une note "culturelle"
à cet entrefilet, j’ai cherché à savoir qui était
le Georges Haddad des plaques et ce qu’il avait fait pour mériter
qu’une rue – aujourd’hui devenue avenue – porte son nom. Et, une fois de
plus, j’ai eu la preuve qu’il n’y a rien de fortuit dans l’existence.
En effet, Georges Haddad (de la rue) est l’un des martyrs pendus par Jamal
Bacha à "Sahet El Bourj" le 6 mai 1916. Et nous avons "emprunté"
les plaques portant son nom pour notre Georges Haddad, martyr de l’ALBA…
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[ Christine Zachariou ]
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L'inaugauration
de la rue Georges Haddad
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Portrait de
Georges Haddad, gravure extraite de "El bourj, place de la liberté
et porte du Levant", éditions Dar-An-Nahar.
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