L’évolution de la société
et des techniques, l’accélération des moyens de communication,
la diversification des disciplines pour tenir compte des besoins en devenir,
tous ces éléments ont poussé l’ALBA à demander
à ses anciens de réfléchir sur une utilisation rationnelle
et architecturale de ses espaces pour créer un environnement mieux
adapté à l’enseignement supérieur et aux disciplines
qu’elle enseigne.
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En octobre 2002, quatre équipes
ont présenté leurs propositions. Le premier prix a été
remporté par l’équipe formée par Mme Nada Habis Assi,
M Naji Assi, M Bachir Moujaes et M Pierre Zakher. Le projet s’articule autour
de trois idées maîtresses: restituer le sol aux étudiants;
reconnaître le contexte urbain et garder le bâtiment existant.
Ce dernier a la particularité de s’adapter et de suivre tout changement
autour de lui, appuyé par sa double orientation nord-sud et sa trame
à grandes portées présentant de grandes surfaces utiles.
Employé comme «condensateur», il garde sa particularité:
la vie d’atelier, jour et nuit, qui perpétue la tradition de l’ALBA.
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En ce qui concerne le contexte
urbain, la proposition est un morceau de ville dans la ville: l’ensemble
du projet est formé de quatre bâtiments joints entre eux; des
passages - extérieurs et intérieurs - participent à la
vie de quartier; cette vie qui se développe et se ressent à
l’intérieur qui fait aussi ressortir cette analogie entre bâtiments
et ville. Pour ce qui est de «restituer le sol aux étudiants»,
on remarque que le premier niveau du bâtiment noyau, le bâtiment
existant, est consacré à la «libre circulation des étudiants»
libéré de toute fonction administrative et pédagogique.
On remarque aussi la fluidité des espaces, extérieurs comme
intérieurs (aires de repos, circulations...) qui intensifie la convivialité
et les rencontres. Ces espaces ont la particularité de s’adapter à
des usages divers, pouvant ainsi s’intégrer à toutes sortes
de rapports estudiantins, et optimiser les chances d’en profiter, l’idée
de base étant de mélanger les étudiants de toutes disciplines
pour maximiser les échanges, au niveau des arts mais aussi au niveau
personnel. Ceci apporte donc un enrichissement bien marqué mettant
en valeur l’enseignement pluridisciplinaire. Ce dernier implique l’emploi
d’une structure pédagogique qui favorise une répartition des
locaux par fonction et non par école, et une flexibilité au
niveau de l’usage. Ainsi est née la communication visuelle entre
les salles de classes et les ateliers à travers les rampes à
demi niveau qui joignent les deux entités.
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Le projet de l’équipe
a abouti dans la matérialisation de ses trois idées de base,
en apportant bien plus. Reste l’exécution, qui se déroulera,
elle, sur plusieurs phases afin que l’Alba reste en fonctionnement continu
; en espérant que ceci ne sera pas trop long, pour que l’on en profite
le plus tôt possible…
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[ Ioanna Zachariou, Architecture
2 ]
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Vue du parvis inférieur
qui constitue un prolongement de la salle d'exposition, entièrement
libéré des circulations piétonnes et véhiculaires.
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Vue à
partir de l'entrée. On remarque le passage couvert, à l'emplacement
de l'actuelle "dynamique de circulation" appelée "kitbat"
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Vue aérienne
de la partie nord du projet englobant la bibliothèque, les salles
de classe et ateliers, mis en communication par des rampes à demi-niveau,
la caféteria et son esplanade.
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Vue aérienne
montrant l'ensemble du projet. On distingue l'implantation en périphérie,
laissant la circulation et les espaces extérieurs ouverts sur la ville.
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