Ce n’est un secret pour personne
: depuis 1987, les étudiants de seconde année de l’Ecole des
Arts Décoratifs mettent en scène un opéra pour clôturer
leur cursus. Pour l’édition 2004, le choix de l’œuvre s’est porté
sur « Les Troyens » de Berlioz, le média utilisé
sera les masques. Quant au cadre, il ne pouvait pas être plus prestigieux
: les ruines de Baalbeck. Les préparatifs haletants du spectacle,
comme si vous y étiez…
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Flash back : mercredi 17 mars
2004. Avec nos enseignants, nous visitons le site de Baalbeck pour repérer
les lieux. Imprégnés de la musique sublime de Berlioz, impressionnés
par la magnificence des lieux, nous prenons conscience du défi auquel
nous sommes confrontés.
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Lundi 26 avril, 10 h, ALBA:
nous assistons à un bien étrange déménagement
de masques géants, destination Kornet Chehwan.
10h 45: une masse de camions tapisse l’entrée de la villa Achkar
dans un brouhaha de couleurs et de textures. Nous nous approchons de la terrasse,
où une quinzaine de patrons attendent avec notre regrettée
madame Dardaud Achkar cette flambée de couleurs dans une gaieté
contagieuse. Les Pub 2 et AI 2 sont là, grouillant de part et d’autre
avec un sourire radieux.
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«Un carnaval de Rio
made in Alba» ? Pas vraiment… l’objectif de cette matinée était
le jugement final pour le défilé de masques. Certainement,
la présence de madame Achkar était impérative : notre
éternelle patronne – que nous considèrerons toujours comme
notre force créative - attendait impatiemment d’observer le travail
de ses élèves avec un œil critique. Mais pourquoi en faire
tout un spectacle ? Eh bien…pour en faire un spectacle tout simplement !
Chaque année, la deuxième année des Arts Décoratifs
se clôture par la représentation d’une pièce ou
d’un opéra, choisis par ses patrons. Bien sûr, ces derniers
nous assistent pour des corrections successives, mais c’est à nous
de conjuguer nos idées et nos talents pour concevoir «la crème
de la crème». Ils ont effectué toutes les démarches
pour obtenir Baalbeck comme lieu de représentation. Et pour dire la
vérité, ce seul nom, par son prestige, glissa en nous une trouille
immense…
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…Serons-nous à la
hauteur? Une fois passés les «nous n’aurons jamais le temps
de faire tout ça» et les séances de plaintes chez Mr
Abdelnour, transformé pour l’occasion en psychologue, nous décidons
d’abandonner nos caprices d’albatiens pourris gâtés pour nous
lancer à cœur perdu dans cette mission. En nous répétant
que ce spectacle, c’est comme un bébé…après la
souffrance, nous récolterons quelque chose de merveilleux.
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Et c’est ainsi que se poursuit
l’aventure, entre rire et inquiétude. Les concepts sont en perpétuelle
remise en question, le travail s’effectue d’arrache pied dans une atmosphère
bouillonnante. Rires hystériques. Engueulades. Réconciliations.
Le cadre? Bouffe à gogo, musique à crever les tympans. Nos
«nuits blanches» sont chaudes pour un spectacle qui s’annonce
déjà fascinant. Celui-ci sera logiquement dédié
à Madame Dardaud Achkar, envers qui nous éprouvons tous une
gratitude, une affection et un respect démesurés.
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Rejoignez-nous à Baalbeck
le 19 juin!
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>> visitez le site internet du projet
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[ Karen Klink, Pub 2 ]
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Dernière
inspection des masques avant le jugement final
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Le visuel
de l’affiche et du programme du spectacle réalisée par les
étudiants de l’Ecole des Arts Décoratifs
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