Parallèlement aux courts
ou longs métrages distribués dans les circuits commerciaux traditionnels,
il existe une autre forme de création en vidéo et cinéma.
Le premier «Festival de Vidéo et Film de Différence»,
organisé les 21 et 23 avril derniers par L’Ecole des Arts Plastiques
et le Goethe-Institut, visait à la faire connaître du grand public.
Une première au Liban.
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«Tout a commencé
par la sélection, l’année dernière, de deux vidéos
de Ricardo Mbarak, enseignant à l’Ecole des Arts Plastiques, dans le
cadre du Festival «Signes de Nuit» à Paris. C’est lors
de ce premier contact entre Ricardo et Dieter Wieczorek, le directeur du festival,
que fut évoquée la création d’une version beyrouthine
de cette manifestation. A son retour, Ricardo a proposé le projet
à l’ALBA et au Goethe-Institut, lesquels ont montré un intérêt
immédiat pour ce type d’événement vidéo au Liban.
Au fil de son évolution, le projet a inclus d’autres sélections:
celle du festival berlinois «Transmediale.03», puis avec l’aide
de Rolf Stehle, Directeur du Goehte-Institut à Beyrouth, un choix
d’art-vidéos allemands issus de «The Marl Video Art Award».
Co-organisée donc avec le Goethe-Institut, ce premier «Festival
de Vidéo et Film de Différence», avait pour objectif de
présenter «une autre forme de création d’images en mouvement»,
autrement dit des vidéos expérimentales, loin des stéréotypes
répandus par les médias de masse. Aucun événement
du genre n’existait encore au Proche-Orient alors que le Japon, l’Europe
et l’Amérique diffusent déjà ce type de films dans des
festivals. Les projections, réparties sur deux soirées, se
sont déroulées dans l’Auditorium de l’ALBA. «Ce fut l’occasion
pour le public libanais de se familiariser avec un regard moins commercial,
parfois décalé», commente Ricardo Mbarak, son coordonnateur.
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Des jeunes vidéastes
de l’ALBA à l’honneur
Lors de la seconde soirée du festival, «Signes de Nuit à
Beyrouth», les spectateurs ont pu découvrir entre autres les
réalisations de quatre jeunes vidéastes libanais, étudiants
de l’Ecole des Arts Plastiques: Ghada Salem, avec «O. L. Overloaded
Layers» (2003), Hiba Daroub pour le film «Il me paraît»
(2003), Charbel Chamoun auteur de «Sur le lit de la vie… une vérité»
(2004) et enfin Elsa Ghossoub, avec «7iwar (Dialogue)» (2004).
«L’Ecole des Arts Plastiques a en effet pris le parti d’encourager
et d’enseigner cette pratique artistique», explique Ricardo Mbarak.
«Ce festival s’inscrit dans notre perspective de découvrir et
de faire découvrir, d’être acteur dans le monde artistique en
tant qu’institution et, pour chacun d’entre nous, en tant qu’artiste.»
Mais ceci n’est qu’une première étape puisque des vidéos
d’étudiants de l’ALBA devraient être programmées dans
le cadre du Festival d’Hérouville-Saint-Clair en novembre prochain.
Une belle aventure à double visée, pédagogique et
créative, qui ne fait que commencer. Clap de fin et à l’année
prochaine pour une nouvelle édition du festival.
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Pour plus de détails,
vous pouvez consulter le site du festival : www.festival-de-video-et-film-de-difference.com
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[ Sophie-Sarah Gasnier ]
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