Dans
le cadre d’une convention signée en 2003 avec l’Ecole Nationale
Supérieure des Arts Décoratifs-E.N.S.A.D., deux étudiantes
de l’ALBA en cycle diplôme - Danielle Metni (Pub 5) et Sandra Maacaron
(AI 6) - ont effectué un stage de cinq semaines à Paris en
octobre dernier. Compte-rendu d’un séjour concis mais fructueux!
L’ENSAD a pour origine l’Ecole Royale de dessin, fondée par Jean-Jacques
Bachelier en 1766, sous le règne de Louis XIV. Après plusieurs
changements d’appellation, elle est devenue en 1925 l’ « Ecole Nationale
Supérieure des Arts Décoratifs ». A compter de la rentrée
de 2004-2005, l’E.N.S.A.D. ouvre un nouveau chapitre de son histoire :
un cursus de cinq ans (au lieu de quatre précédemment) axé
sur la pluridisciplinarité, des locaux rénovés par
l’architecte Luc Arsène-Henry et le designer Philippe Starck en collaboration
avec le paysagiste Pascal Cribier, et enfin une nouvelle identité
visuelle.
Jeudi 14 octobre, nous arrivons à l’E.N.S.A.D., impressionnées
par son étonnante façade qui domine la rue d’Ulm complètement
obstruée… pas une fenêtre à l’horizon ! Nous sommes
accueillies chaleureusement par Mme Anne Mottini, Chargée des Relations
Internationales, qui nous fait visiter sur les locaux de l’Ecole. Une chose
est sûre, une couleur, le bordeaux, domine les espaces publics, depuis
le hall d’accueil, les marches en colimaçon, jusqu’aux quatre étages,
aux sous-sols et à la mezzanine. Cependant, les locaux sont blancs
et nets, munis de Mac et de PC et de larges tables de réunion. Ceux
qui surplombent la cour intérieure sont somptueusement éclairés
par une baie vitrée, ce qui donne envie de travailler malgré
le ciel gris perpétuel de Paris ! La bibliothèque est gaiement
équipée de chaises multicolores signées Philippe Starck
de même pour la cafétaria qui occupe un bâtiment à
part dans une cour très « design ».
Côté cours, l’Ecole propose de nombreuses disciplines :
Animation, Architecture intérieure, Art-espace, Design graphique/Multimedia,
Design industriel, Image imprimée (gravure, illustration, pré-presse,
sérigraphie), Mobilier, Photographie, Scénographie, Design
Vêtement, Textile et Vidéo. Pour ce qui nous concerne, nos
choix d’études avaient été établis avant notre
départ de Beyrouth : Danielle sera stagiaire en Communication Visuelle
et Sandra en Design Industriel, toutes les deux en 3e année, l’équivalent
de nos années d’études à l’ALBA.
Un melting-pot d’étudiants
Au début du séjour, les élèves restaient
un peu distants. Quand on vient de Beyrouth, il faut expliquer autour de
soi que notre pays est moderne et ouvert… «Mais tu parles vachement
bien français!» me disait un autre stagiaire espagnol qui quelques
minutes plus tard admirait notre accent anglophone. Quant aux cours, ils
se sont révélés agréables et très intéressants.
Il y avait presque autant de stagiaires étrangers que d’élèves
français : des berlinois, des new-yorkais, des japonais, des chinois,
des coréens, des indiens, des polonais, des hongrois… un melting-pot
richissime dont on regrette l’absence au Liban ! Les professeurs ont apprécié
la qualité de notre formation et notre capacité d’intégration
rapide. Nous avons discuté avec certains d’entre eux de notre relation
à l’ALBA avec les professionnels qui y enseignent, ce qui est moins
établi à Paris. Les Libanais sont débrouillards et
travaillent en free-lance au cours de leurs années d’études
afin de s’adapter à la vie professionnelle. Tel est notre avantage
à l’ALBA, une pédagogie exigeante qui nous aide à nous
forger un caractère capable de se fondre facilement dans le domaine
professionnel. D’autre part, les dates de remise de nos projets sont plus
strictes à l’ALBA alors qu’à Paris nous avons pris notre temps.
Mais attention! Les français sont minutieux et perfectionnistes, avec
de nombreux conseils utiles à transmettre lors de corrections individuelles.
Autre avantage du travail en Europe, les grandes marques et les professionnels
de renommée mondiale sont accessibles. Enfin, nous avons eu l’opportunité
de visiter des musées, des expositions permanentes sans compter la
vie nocturne de Paris…
Le 20 novembre, nous avons quitté l’E.N.S.A.D. le cœur plein de
nouvelles amitiés cosmopolites et la tête pleine de nouvelles
expériences. À notre grande surprise, la façade obstruée
de l’ENSAD s’était dévêtue* pour laisser rentrer les
vagues rayons de soleil parisien…
Danielle METNI (Pub5) et Sandra MAACARON (AI 6)
* NDLR : après des années de travaux, l’ENSAD a inauguré
officiellement sa nouvelle façade le 23 novembre.
site internet de l'ENSAD: http://www.ensad.fr/
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La salle de
documentation de l'E.N.S.A.D, relookee par Philippe Starck
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| La facade
de l'E.N.S.A.D |
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Danielle dans
les locaux de l'E.N.S.A.D
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