Un
nouveau partenariat s’annonce pour l’Ecole des Arts
Plastiques, avec une célèbre manufacture d’art cette
fois. Une première pour l’ALBA qui donnera naissance à
un projet artistique autour de l’art de la tapisserie
courant 2006.
Comment ce
nouveau partenariat est-il né ? Par un heureux concours
de circonstances, la Municipalité de Zouk Mikhael avait
le projet de relancer l’artisanat traditonnel de la
tapisserie. Dans cette perspective, Maître Nouhad Naufal,
Président de la Municipalité, s’est mis en contact avec
les responsables de la Manufacture d’Aubusson en France
(la plus célèbre avec celle des Gobelins) afin de
solliciter une collaboration. « Cette demande fut
accueillie favorablement, explique Me Naufal, et
un expert de la Manufacture d’Aubusson, M. Bernard
Petit, est venu au Liban au début de l’année 2005 afin
de poursuivre les pourparlers et de mieux connaître le
travail des liciers libanais. Il a jugé indispensable de
procéder au rajeunisemment des motifs des cartons. »
Ainsi, une nouvelle collection de tapisseries plus
modernes et créatives feraient beaucoup pour la
promotion de l’art de la tapisserie à Zouk Mikhael et
plus largement au Liban.
Premiers
contacts avec l’ALBA
Sachant que
l’ALBA dispense un cours de création de cartons de
tapisserie, le Comité de la Municipalité de Zouk a alors
contacté Georges Haddad pour lui exposer son projet et
lui proposer un partenariat Zouk / Aubusson / ALBA. S’en
est suivie une visite de nos ateliers, ici à l’ALBA, par
le Comité de Zouk et le délégué d’Aubusson. La qualité
des cartons exécutés par les étudiants leur a paru
convaincante et c’est ainsi que la décision fut prise de
signer une convention de partenariat tripartite:
Manufacture d’Aubusson, Municipalité de Zouk, Ecole des
Arts Plastiques et Arts Appliqués. Une première dans l’histoie
de l’ALBA !
Les
meilleurs cartons qui avaient été réalisés au second
semestre de l’année dernière dans le cadre du cursus ont
donc été sélectionnés. La seconde étape, supervisée par
le délégué d’Aubusson, fut de les communiquer aux deux
maîtres-liciers exerçant çant à Zouk, M. Antoun Saleh
Saadé et M. Saad El-Raja Saadé, afin qu’ils les
réalisent en tapisserie. A ce jour, quatre tapisseries
ont d’ores et déjà été réalisées à partir des cartons de
Thérésia Antably, Lisa Abdo, Michèle Freiha et Nabil
Makarem. Et d’autres tapisseries suivront au fil des
mois.
Une fois ce
vaste chantier achevé, l’ALBA organisera au premier
semestre 2006 une exposition temporaire présentant
cartons et tapisseries, avant que celles-ci soient
remises en vente dans les boutiques du vieux souk de
Zouk Mikhael. Qui sait, certaines d’entres elles
trouveront peut-être des acquéreurs prestigieux…
L’exposition à venir sera l’occasion d’officialiser ce
futur partenariat Zouk Mikhael / ALBA / Aubusson.
Nicole Seif, enseignante en Arts
Plastiques
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Les maîtres
liciers de Zouk Mikaël |
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L’enseignement de
la tapisserie à l’ALBA
Au sein de l’Ecole
des Arts Plastiques et Arts Appliqués, le cours de
langage décoratif a pour objectif d’enseigner aux
etudiant la conception et la réalisation des cartons
principalement pour la tapisserie, le vitrail, la
mosaïque et la peinture murale. Ce type de projet
artistique répond toujours à une commande pour un
emplacement précis. Mais les cartons peuvent également
servir pour le design de papiers peints, de tissus,
d’objets d’art. Concernant l’art de la tapisserie
proprement dit, les cartons sont des maquettes peintes
(souvent à l’échelle 1\1 ou bien numérotées). Ce cours
de langage décoratif comporte :
- l’étude des
différents motifs (flore, faune, figures humaine,
figures géométriques, etc) et des procédés de
stylisation de ces motifs.
- l’étude des
grandes règles de composition (répétition, alternance,
symétrie, rayonnement, progression, opposition).
La tapisserie : un
bref historique
Traditionellement,
la tapisserie était définie comme un tissu de laine,
dans lequel se mêlent des fils de soie, d’or ou
d’argent, éxécuté sur un métier le plus souvent tendu
sur les murs, d’où le nom de “tenture murale”. Selon les
époques, les tapisseries ont joué à la fois un rôle
décoratif et utilitaire. Ainsi, au Moyen Age les
tapisseries qui ornaient les chambres dans les demeures
princières ou bien les églises à l’occasion des parades
religieuses permettaient également de lutter contre le
froid. A partir du 18ème siècle, la tapisserie est
devenue un complément indispensable du décor intérieur
et les tentures furent tissées en fonction
d’emplacements pré-déterminés. Au contraire, au 20ème
siècle, les tapisseries sont devenues de pures oeuvres
d’art au même titre que la peinture ou la sculpture.
N. S. |
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