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Durant le mois de septembre, 15 jeunes
plasticiens de l’ALBA et de l’E.N.S.B.A. ont pris part à
un atelier mis en place à Beyrouth par ces deux écoles.
Objectif : confronter leurs interprétations personnelles
des nouvelles technologies. Résultat : une exposition
mêlant différents arts visuels et
illustrant un même concept,
celui de la « bordure ».
L’exposition que nous avons présentée dans la Salle
Polyvalente résultait du projet « La Seine / ALBA »,
organisé par les deux Ecoles avec le soutien de l’A.F.A.A.
et de la Mission Culturelle Française. Tout au long du
mois de septembre, nous étions une quinzaine de
plasticiens - certains diplômés de l’ALBA et d’autres de
l’ENSBA - auxquels s’étaient joint trois diplômés en
cinéma, également de l’ALBA. Au terme d’une réflexion
commune, nous avons choisi comme thème commun
d’inspiration le concept de « bordure ».
Nous nous sommes d’abord tous réunis début septembre
sous la direction de Tony Brown, artiste franco-anglais
concepteur d’installations depuis vingt-cinq ans et
enseignant à l’E.N.S.B.A., qui pilotait le projet. Les
groupes de travail se sont ensuite composés
naturellement par affinités stylistiques. Puis nous
avons mené nos recherches pendant trois semaines, tantôt
collectivement tantôt individuellement. Les discussions
allaient bon train.
Des échanges fructueux
Pendant près d’un mois, nous nous sommes immergés dans
ce groupe riche de nos différentes cultures et de nos
différents points de vue. Ces échanges constants d’idées
nous ont donné la chance de tirer parti au maximum de
cette diversité. En tant que libanais, j’ai été très
satisfait de pouvoir présenter aux autres participants
venus de France le Liban avec toute son histoire, ses
origines phéniciennes et ses légendes, mais aussi avec
les contranstes spécifiques à son contexte
socio-politique. D’autre part, j’ai profité de la
diversité des nationalités des participants de l’E.N.S.B.A.
(français, moldave, colombien) pour mieux comprendre
leurs modes de pensée afin de pouvoir collaborer au
mieux ensemble. Ne serait-ce que de ce point de vue, il
y avait toujours une notion de distance entre nous – de
bordure ! – et d’un certain franchissement à accomplir.
Chacun d’entre nous a ensuite produit sur place une
œuvre individuelle dans le médium de son choix . photo
numérique, installation, art-vidéo, court-métrage,
technique mixte, sculpture. Vis-à-vis du thème de la
bordure, chacun d’entre nous s’est positionné à sa façon
pour développer ses oeuvres, compte-tenu de sa propre
culture et de sa propre histoire justement. Pour ma
part, j’ai pris le parti d’imaginer deux vidéos ayant
pour point de départ les actes terroristes qui secouent
actuellement le Liban pour inviter le spectateur à
affronter sa vérité.
Un partenariat artistique fidèle
« Historiquement, le partenariat entre
l’Ecole des Arts Plastiques et Arts Appliqués de l’ALBA
et l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts est le
premier à avoir été signé par notre Académie »,
explique Nicole Harfouche, Doyen de l’Ecole des Arts
Plastiques. « De simple
partenariat pédagogique notre lien avec l’E.N.S.B.A.
s’est mué en complicité amicale. Et chaque année, nous
organisons des échanges d’étudiants pour un semestre
voire une année universitaire complète. »
« c’est la troisième fois que
le partenariat entre nos deux écoles donne lieu à une
exposition conjointe,
commente de son côté Véronique Rabil Le Gall,
Responsable des Relations Internationales à l’E.N.S.B.A.,
mais cette fois, outre
l’exposition, le projet « La Seine / ALBA »
donnera également lieu à une publication
qui sera préparée courant 2006. »
Pour ma part, je suis heureux et fier d’avoir participé
au projet « La Seine / ALBA ». Même si j’avais eu
l’occasion à deux reprises de prendre part à des expos
collectives, j’y ai gagné en confiance mais surtout, je
l’espère, de solides amitiés au-delà de la Méditerrannée.
Charbel CHAMOUN, diplômé en Arts Plastiques promotion
2003 |