|
Après la longue liste de villes et
capitales du Moyen-Orient comme le Caire, Alep ou
Istanbul qui ont fait l’objet de travaux de recherche,
c’est au tour de Beyrouth de faire l’objet d’un atelier
à l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville à la faveur
du nouveau partenariat entre nos deux écoles.
L’atelier
« Beyrouth », qui est le fruit de notre convention de
partenariat, permettra la mobilité d’une vingtaine
d’étudiants et d’enseignants des deux institutions. Ce
projet sera opérationnel au cours de l’année
universitaire 2005-2006. Ce travail collectif, qui se
fera dans le cadre des ateliers sur le patrimoine des
villes du Moyen-Orient et du Maghreb, réunira des
étudiants en cinquième année de l’Ecole d’Architecture
de l’ALBA et des candidats au DESS ai sein de l’Ecole
d’Architecture de Paris-Belleville.
Après une
première prospection sur plusieurs quartiers
caractéristiques de Beyrouth, notre choix s’est porté
collectivement sur Gemayzé. Les objectifs fixés pour cet
atelier consisteront à mettre en forme des propositions
de projets à vocation opérationnelle axés sur la
protection, la sauvegarde et la mise en valeur du
patrimoine du quartier étudié et qui prendront en compte
les dynamiques urbaines et de développement. L’atelier
« Beyrouth » comportera plusieurs phases :
Phase 1 (octobre
2005-février 2006) :
recherche et collecte d’informations (recherche
bibliographique, fiches de lectures, exposés
thématiques, conférences, etc) sur l’architecture
libanaise en vue d’aboutir à une bonne connaissance des
différentes typologies architecturales de la ville et de
la zone étudiée.
Phase 2
(mars 2006) : travail in situ sur le quartier de
Gemayzé. Cette phase portera sur la réalisation d’un
atlas du quartier (par équipes mixtes d’étudiants
E.A.P.B. / ALBA), puis de relevés architecturaux des
édifices sélectionnés par les mêmes équipes, enfin sur
l’analyse du site et des différentes zones du quartier
en vue d’identifier des sites potentiels (espaces
publics, édifices à réhabiliter, nouvelles
constructions) sur lesquels pourrait être développé un
projet d’aménagement. Cette période de travail sera
clôturée par une exposition et une présentation aux
autorités, aux collectivités et aux journalistes.
Phase 3 (avril-mai
2006) : de retour à
Paris, les étudiants de l’ALBA et de l’EAPB mettent au
net les analyses et les dessins réalisés sur le terrain.
Par ailleurs, ils abordent la mise en forme des projets
dès cette phase.
Phase 4 (juin
2006).: mise en forme de
l’exposition finale (définition communne de ses
caractéristiques). Cette exposition permettra aux
étudiants de présenter l’ensemble de leurs travaux. Les
enseignants des deux parties devront les évaluer les
travaux des étudiants et tirer un bilan de la première
année de l’atelier Beyrouth. Ils envisageront, si
nécessaire, la poursuite de l’atelier l’année suivante
et décideront d’un commun accord du choix d’un nouveau
site d’étude.
Mené dans le
cadre d’une convention d’échange entre Beyrouth et
Paris, ce travail remplacera dans la comptabilité des
crédits et des mentions un projet de première classe
ainsi que le projet d’urbanisme.
Georges
Khayat et André Trad, Ecole d’Architecture de
l’ALBA avec la collaboration de Serge Santelli,
E.A.P.B. |