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Jospeh
Honein, représentant de l’ALBA en Italie
Diplômé de
l’Ecole des Arts Plastiques et Arts Appliqués où il
enseigne depuis 2003, Joseph Honein a été choisi sur
dossier, en juillet dernier, pour représenter l’ALBA
lors d’un séminaire en Italie. Le thème portait sur la
restauration et l’étude scientifique des pièces
anciennes en céramique. Organisé à Pérouges par l’Istituto
Statale Alpinolo Magnini, très réputé dans ce domaine,
cet événement réunissait dix-neuf participants venus
d’Europe et du Bassin Méditerrannéen, tous Directeurs de
Musées archéologiques ou bien spécialistes de cette
technique artistique. Au programme, des cours théoriques
et des ateliers pratiques encadrés par des
professionnels de la restauration, mais aussi de
nombreuses visites sur le terrain dans les coulisses des
musées italiens.
« C’était
pour moi un grand honneur d’être le seul libanais
invité », commente Joseph. « Et, outre la richesse des
échanges entre tous ces participants de cultures
différentes, cette session d’études m’a été d’autant
plus utile qu’aucun pays du Moyen-Orient ne dispose
d’école de formation en restauration. C’était donc pour
moi une ouverture à un pan entier des arts appliqués,
domaine que j’enseigne à l’ALBA. » A cette occasion,
Joseph a donc récolté pas moins de cinq heures de film
documentaire qui serviront ensuite de support
pédagogique lors de ses cours à l’ALBA.
Paméla
Hraoui, un certain 14 mars…
14 mars :
une date évocatrice... Pour les libanais, elle symbolise
le réveil démocratique de tout un peuple ; pour Paméla,
étudiante en 4ème année Direction Artistique
dans la section Publicité de l’Ecole des Arts
Décoratifs, elle désigne désormais un livre, SON livre.
Au départ, un simple projet de Licence.
Paméla soumet à ses patrons de diplôme, Aurore Beaini et
Brahim Lahoud, son idée de concevoir un livre relatant
le « Printemps de Beyrouth ». Sa proposition est
unanimement acceptée, son projet éditorial soutenu par
la Direction de l’ALBA et Paméla se met aussitôt au
travail : collecte de photos, de coupures de presse et
de témoignages, recherches de maquette. Il faut dire que
Paméla ne manque pas de ressources puisqu’elle a
participé chaque jour aux manifestations de la Place des
Martyrs depuis la tente de l’ALBA.
Quelques mois
plus tard, Paméla a terminé son livre, un livre qu’elle
considère comme « sacré » :
« J’ai voulu offrir au peuple libanais un témoignage
complet de ce réveil démocratique et patriotique qui
doit servir d’exemple aux générations futures ».
Pourtant, Paméla réfute toute démarche politique :
« Ce livre est essentiellement un projet pédagogique à
caractère artistique ».
Composé à 70%
de photos et 30% de textes, il fait la part belle aux
images dont l’impact visuel est renforcé par une
maquette volontairement épurée.
Paméla a fait
tirer 200 copies du livre, chacune étant présentée dans
un coffret comportant un drapeau libanais et un pin’s
« Indépendance 05 ». Sa Licence en poche, elle les
distribue autour d’elle cet été. Les éditions Dar An
Nahar, sous la direction de M. Ghassan Tuéni, sont
emballées par le projet et proposent à Paméla de
l’éditer. Une seconde étape commence dès lors pour
peaufiner le livre afin d’en faire un produit
véritablement professionnel. « La
version finale du livre comportera quelques pages
blanches à la fin, pour souligner que c’est à chacun de
nous d’écrire à présent la suite de notre histoire
contemporaine, de prendre en main notre destin
national « ,
explique
Paméla. 2000 copies seront cette fois tirées, dont 500
vendues en coffrets. « Une séance
de dédicace est prévue à la librairie El Bourj fin
novembre,
explique M. Ghassan Tuéni, et le
livre de Paméla sera diffusé dans les principales
librairies de Beyrouth ». »
Et Paméla de
conclure : « Sans les
encouragements de Messieurs Haddad et Lahoud et de
Mesdames Badaoui et Beain, et sans l’enthousiasme de M.
Tuéni, ce livre n’aurait jamais vu le jour. Qu’ils
soient ici tous chaleureusement remerciés ».
Caline
Eid, 2ème prix des ateliers de
Cergy-Pontoise
Etudiante à l’Institut d’Urbanisme de l’ALBA
– I.U.A., Caline avait également été sélectionnée pour
prendre part aux ateliers. Avec son groupe REFLEX, leur
projet « Experience the reflection of the art » a obtenu
le deuxième prix avec, en prime, la mention très bien et
les félicitations du jury ! « Participer aux
ateliers d’été de l’Université de Cergy-Pontoise a été
une expérience très enrichissante pour moi »,
commente-t-elle.
Le projet de Caline consistait à établir
une relation entre les deux communautés d’agglomération,
Saint-Quentin-en-Yvelines et le plateau de Saclay, afin
d’aménager et de créer l’identité d’un territoire
métropolitain de haute compétitivité scientifique.
Caline et son groupe ont proposé de l’articuler autour
d’un axe interactif structuré par des pôles de
développement où se reflèteraient les différentes
réalités du territoire.
Le jury a salué le courage de l’équipe
dont le projet s’est démarqué par son caractère
provocateur et inventif, conférant une image forte au
territoire. Tous les participants à ce projet tirent une
certaine fierté à l’idée que le nouveau plan
d’aménagement s’appuyera sur l’ensemble des réflexions
provenant des six projets présentés. Mais au de-là, il
reste aussi le souvenir d’une expérience incomparable
d’échanges pluri-disciplinaires, de partage de
responsabilités et de liberté de réflexion sur ce que
sera la ville de demain.
Ricardo
Mbarak, animateur du 1er séminaire « d’e-learning » au
Liban
Du 31
octobre 2005 au 28 février 2006, l’ALBA participera à un
événement organisé par l’UNESCO ; il s’agit d’un
séminaire « d’e-learning » c’est à dire, pour les non-
initiés, un séminaire universitaire à distance via
internet. Sujet choisi : l’introduction aux nouveaux
médias. Ce projet-pilote, destiné aux étudiants des
différents pays arabes, devrait devenir un rendez-vous
annuel.
Pour l’ALBA, c’est Ricardo Mbarak,
enseignant en art-vidéo pour l’Ecole des Arts Plastiques
et la Section Publicité de l’Ecole des Arts Décoratifs,
qui assurera les cours ainsi que deux autres
professionnels de l’AUB et de la LAU. La première étape
sera plutôt théorique ; puis les étudiants prépareront
individuellement des projets mêlant art, sciences et
technologies ; en fin de formation, ces projets seront
présentés dans le cadre d’une exposition à l’ALBA sous
le titre « Master class en art, sciences et technologies
dans les pays arabes. »
Pour
Ricardo, passionné de nouvelles technologies, c’est une
expérience inédite et il entend mener à bien ce projet,
motivé par le souci de recherche identitaire au sein du
monde arabe. « Cette recherche joue un rôle essentiel
pour affronter conjointement le risque de globalisation
arabe et la mondialisation qui absorbe les cultures
minoritaires et pour conscientiser les nouvelles
générations du Moyen-Orient », explique-t-il.
Rendez- vous donc le 31 octobre pour le coup d’envoi de
ce projet innovateur et ambitieux!
Rania Rafeï : une pluie de récompenses
pour son premier court-métrage
L’été 2005 lui aura porté chance ! C’est
en effet à deux reprises que le court-métrage de Rania
Rafeï, « Al Sahen », a été récompensé - aux festivals de
Byblos puis de Ehden - à chaque fois par des jurys de
professionnels libanais. « Al Sahen », c’est le récit
de dix femmes qui attendent le retour prétendument
proche de leurs maris de la guerre. Elles se mettent
alors à leur préparer un festin… Vingt-trois minutes
sans paroles pour décrire une attente pesante, hors de
l’espace et du temps, dans un climat quasi-fantastique.
De quelle guerre s’agit-il ?
« On ne le sait pas. C’est juste une situation
symbolique. Et pour souligner la tension de ce genre de
situation, j’ai souhaité établir un contraste entre la
lenteur de l’attente et le rythme saccadé des images
d’informations. »
Tout juste diplômée en réalisation
audiovisuelle et passionnée de cinéma depuis l’enfance,
c’est avant tout l’écriture scénaristique qu’aime
pratiquer Rania. Comment vit-elle ce succès soudain ?
« Je me sens maintenant une vraie responsabilité et cela
m’a poussée à me plonger aussitôt dans de nouveaux
projets. » Après « Al Sahen » qui s’attachait à
décrire un univers essentiellement féminin, Rania a donc
d’ores et déjà entamé l’écriture de son prochain
court-métrage qui sera, lui, plutôt masculin et urbain.
Jad Abi
Fadel, 1er prix des ateliers de
Cergy-Pontoise
Actuellement étudiant à l’Institut
d’Urbanisme de l’ALBA – I.U.A., Jad a été sélectionné
pour participer aux ateliers d’été de l’Université de
Cergy-Pontoise* qui se sont déroulés du 23 août au 22
septembre dernier. Ils réunissaient comme chaque année
trente-cinq étudiants de profils divers (plasticiens,
architectes, urbanistes, paysagistes, etc) issus de
douze pays. Le thème d’étude portait cette année sur la
ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines et le
plateau de Saclay. Pour les participants, la
problématique consistait à proposer des solutions en
terme d’urbanisme pour améliorer la visibilité de ce
site scientifique et pour donner une véritable identité
à la ville de Saint-Quentin.
Le jury, composé notamment d’élus locaux
et d’experts en architecture et en urbanisme, a décerné
le premier prix au groupe de six étudiants dont Jad
faisait partie. Muni désormais de son diplôme des
ateliers de Cergy-Pontoise, mention Très Bien, Jad
considère cette participation comme une véritable
« expérience professionnelle » étant donné que le projet
récompensé doit normalement être mis en application. Le
site de Saclay devant accueillir environ 100 000
salariés supplémentaires dans les années à venir, la
zone aura en effet grand besoin des propositions qui ont
été retenues pour créer des pôles d’articulation et des
axes de circulation entre les différents éléments qui la
composent, mais aussi pour en faire un lieu d’activité
durable et écologique.
* pour
plus de détails sur le fonctionnement de ces ateliers,
prière de vous reporter au No 4 (mars 2005) de
« L’Albatros » |