Novembre 2005 / No.6
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Zoom sur… l’Ecole de Cinéma : Alain Brenas : « nous avons de vraies ouvertures à l’international »

Les responsables de l’Ecole de Cinéma et de Réalisation Audiovisuelle, Alain Brenas et Khalil Smayra, rentrent d’un voyage en Allemagne où les contacts furent fructueux. Bilan et perspectives.

Anne-Lise Karam : M. Brenas, vous revenez d’Allemagne. Quel était le but de ce voyage ?

Alain Brenas : L’école de cinéma de l’ALBA a été invitée du 12 au 18 septembre derniers par la Biennale des Courts-métrages Européens qui se tenait à l’Ecole du Film de Ludwigsburg, en Allemagne pour représenter hors compétition les écoles de cinéma du Moyen-Orient. Plusieurs autres pays y étaient eux aussi représentés tels que le Danemark, la Russie, etc. A cette occasion, certains courts-métrages d’étudiants de l’ALBA ont été projetés : entre autres, « Greyscale » d’Amine Dora, (2003), « Premier étage à droite » de Rana Salem (2004) et « Wayn Yo » d’André Chammas (1998), tous déjà primés lors de festivals.

A-L. K.: C’est un honneur pour l’ALBA d’avoir été invitée. Comment cela s’est fait?

A. B. : En fait, c’est suite à d’autres festivals précédents, où des courts-métrages de l’ALBA avaient été sélectionnés et récompensés, que nous avons été invités hors compétition cette fois. La présentation de nos œuvres s’est faite en deux projections de 90 minutes chacune. Dans le même temps, nous étions invités  à un festival à Freiburg, où les mêmes films ont été projetés le 18 septembre.

A-L. K. : J’imagine que cette opportunité sera fructueuse autant pour notre Ecole que pour les étudiants en cinéma eux-mêmes...

A. B. : Tout à fait. Ce festival nous a permis d’abord de faire la connaissance d’autres écoles et de quantité de professionnels. Khalil Smayra et moi-même avons participé à une table ronde avec un réalisateur iranien et la presse allemande oû il était question de l’enseignement du cinéma, mais aussi de son rôle comme miroir de la société. Nous avons également rencontré Thomas Schadt, réalisateur réputé de documentaires et Directeur Artistique de l’Ecole de Ludwigsburg (« Baden-Wurtenberg Akademie »). Ensemble, nous avons discuté de la possibilité de collaborer sur la base d’un partenariat l’ALBA et d’échanges d’étudiants et de professeurs. Ce serait une chance supplémentaire qui s’offrirait à nos étudiants même si la langue reste encore un obstacle. De retour d’Allemagne, nous avons d’ores et déjà entamé des contacts avec le Directeur du Goethe Institut pour mettre en place cette collaboration.

A-L. K. : Y a t-il d’autres projets en perspective ?

A. B. : Nous allons participer en avril 2006 au Festival du Film d’animation de Stuttgart, toujours en Allemagne. Nos films ont d’ailleurs déjà été choisis. Et puis, nous sommes actuellement en contact avec l’Australie, dans le cadre du Festival du Film Arabe de Sydney : encore une fois, notre école a la chance d’y occuper un espace particulier en présentant 90 minutes de fictions et 30 minutes d’animations . Ce sont donc de vraies ouvertures internationales. 

A-L. K. : Cela signifie-t-il que nos films sont appréciés hors du Liban ?

A. B. : Oui, beaucoup. Nos films ont été appréciés à plus d’un festival et chacune de nos participations constitue une chance unique pour nous de faire connaître l’Ecole et d’accroître notre réputation, de rencontrer nos homologues et d’apprendre de ces échanges. 

Propos recueillis par Anne-Lise Karam, AV 3


 


ACADEMIE LIBANAISE DES BEAUX-ARTS - UNIVERSITE DE BALAMAND 2005
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