|
Les responsables de l’Ecole de Cinéma et
de Réalisation Audiovisuelle, Alain Brenas et Khalil
Smayra, rentrent d’un voyage en Allemagne où les
contacts furent fructueux. Bilan et perspectives.
Anne-Lise
Karam : M. Brenas, vous
revenez d’Allemagne. Quel était le but de ce voyage ?
Alain
Brenas : L’école de cinéma de
l’ALBA a été invitée du 12 au 18 septembre derniers par
la Biennale des Courts-métrages Européens qui se tenait
à l’Ecole du Film de Ludwigsburg, en Allemagne pour
représenter hors compétition les écoles de cinéma du
Moyen-Orient. Plusieurs autres pays y étaient eux aussi
représentés tels que le Danemark, la Russie, etc. A
cette occasion, certains courts-métrages d’étudiants de
l’ALBA ont été projetés : entre autres, « Greyscale »
d’Amine Dora, (2003), « Premier étage à droite » de Rana
Salem (2004) et « Wayn Yo » d’André Chammas (1998), tous
déjà primés lors de festivals.
A-L. K.:
C’est un honneur pour l’ALBA d’avoir été invitée.
Comment cela s’est fait?
A. B. :
En fait, c’est suite à d’autres festivals précédents, où
des courts-métrages de l’ALBA avaient été sélectionnés
et récompensés, que nous avons été invités hors
compétition cette fois. La présentation de nos œuvres
s’est faite en deux projections de 90 minutes chacune.
Dans le même temps, nous étions invités à un festival à
Freiburg, où les mêmes films ont été projetés le 18
septembre.
A-L. K. :
J’imagine que cette opportunité sera fructueuse autant
pour notre Ecole que pour les étudiants en cinéma
eux-mêmes...
A. B. :
Tout à fait. Ce festival nous a permis d’abord de faire
la connaissance d’autres écoles et de quantité de
professionnels. Khalil Smayra et moi-même avons
participé à une table ronde avec un réalisateur iranien
et la presse allemande oû il était question de
l’enseignement du cinéma, mais aussi de son rôle comme
miroir de la société. Nous avons également rencontré
Thomas Schadt, réalisateur réputé de documentaires et
Directeur Artistique de l’Ecole de Ludwigsburg (« Baden-Wurtenberg
Akademie »).
Ensemble, nous avons discuté
de la possibilité de collaborer sur la base d’un
partenariat l’ALBA et d’échanges d’étudiants et de
professeurs. Ce serait une chance supplémentaire qui
s’offrirait à nos étudiants même si la langue reste
encore un obstacle. De retour d’Allemagne, nous avons
d’ores et déjà entamé des contacts avec le Directeur du
Goethe Institut pour mettre en place cette
collaboration.
A-L. K. :
Y a t-il d’autres projets en perspective ?
A. B. :
Nous allons participer en avril 2006 au Festival du Film
d’animation de Stuttgart, toujours en Allemagne. Nos
films ont d’ailleurs déjà été choisis. Et puis, nous
sommes actuellement en contact avec l’Australie, dans le
cadre du Festival du Film Arabe de Sydney : encore une
fois, notre école a la chance d’y occuper un espace
particulier en présentant 90 minutes de fictions et 30
minutes d’animations . Ce sont donc de vraies ouvertures
internationales.
A-L. K. :
Cela signifie-t-il que nos films sont appréciés hors du
Liban ?
A. B. :
Oui, beaucoup. Nos films ont été appréciés à plus d’un
festival et chacune de nos participations constitue une
chance unique pour nous de faire connaître l’Ecole et
d’accroître notre réputation, de rencontrer nos
homologues et d’apprendre de ces échanges.
Propos
recueillis par Anne-Lise Karam, AV 3 |