| Le Festival
International de Baalbeck est considéré comme
l’événement culturel incontournable du Moyen-Orient.
Chaque été, les ruines des Temples de Bacchus et de
Jupiter voient défiler les plus grandes personnalités de
la musique, de la danse et du théâtre - et ceci depuis
cinquante ans. Mais si cette manifestation est possible, c’est
grâce à l’acharnement et à l’énergie de
cette grande dame qu’est May Arida. Portrait.
Présidente du Comite du Festival de Baalbeck depuis
1972, May Arida est aujourd’hui l’une des femmes les plus
respectées du Liban. Un personnage presque mythique qui
impressionne tous ceux qui ont l’occasion de la côtoyer. En
effet, parmi tous les témoignages que nous avons
récoltés, les propos élogieux ne faisaient que se
multiplier et se rejoindre.
Elle a rencontré et accueilli les artistes les plus
prestigieux du monde et, grâce à son professionnalisme et
à son dévouement, le Festival contribue toujours au
développement de la culture au Liban. Acharnée,
sérieuse, perfectionniste, serviable et autoritaire, c’est en
fait la présidente idéale qui travaille sans
relâche pour parvenir à réaliser ses buts. Femme de
caractère, elle marque souvent les personnes qui la rencontrent
: ainsi, Mirna Boustany m’avoua que Mme Arida était la plus
belle femme qu’elle ait jamais rencontré. Selon elle, «
Baalbeck appartient à May tout simplement parce que Mme Arida
est elle-même une déesse romaine, telles Aphrodite ou
Diane, et qu’elle ne fait que revenir chez elle dans le temple de ses
ancêtres. Je n’oublierai jamais une apparition de May aux cheveux
blonds dans une robe turquoise parmi les ruines romaines avec
l’attitude et la grâce d’une déesse. Les superlatifs ne
sont pas suffisants pour la décrire car elle est plus
qu’extraordinaire ». Mirna Boustany releva aussi son sens
très prononcé de l’humour et s’attarda longuement sur la
simplicité et la facilité d’adaptation de cette
dernière. Pour m’avouer finalement qu’elle était
simplement fière de connaître May et qu’elle ne cesserait
jamais de l’admirer !
L’âme même du Festival
Interrogée à son tour, la journaliste May Menassa
établit une association directe entre May Arida et Baalbeck :
« aussi loin que portent mes souvenirs vers ce passé
glorieux des festivals de Baalbeck, c’est son visage qui
m’apparaît rivalisant de beauté avec la Lune ». Elle
loua aussi la fidélité de cette dame qui, durant
l’arrêt du festival pendant la guerre civile, attendait calmement
et ne se résignant jamais. Elle finit ses propos en attribuant
la gloire actuelle du festival à la sincérité, la
passion et la foi de cette dame qui « a défié
l’impossible pour que les Temples de Baalbeck scintillent à
nouveau de leur splendeur ».
Quant à Joe Letayf, enseignant à l’ALBA et
grand ami de Mme Arida, il me répondit qu’elle était
l’âme même du Festival de Baalbeck. Selon lui, c’est une
femme brillante, intelligente et très efficace. Il me conta
quelques anecdotes qu’il connaissait, parmi lesquelles un petit
incident avec le grand pianiste Richter qui, lors de sa visite au
Liban, refusa de s’adresser à la presse. May Arida s’appliqua
alors à lui servir assez de vodka pour qu’il aille de
lui-même vers les journalistes.
Finalement, ce fut au tour de notre directeur, Georges
Haddad, de nous livrer son témoignage : « je respecte
énormément ce personnage étant donné
qu’elle est la Présidente du seul comité non
politisé et non confessionnel, un comité uniquement
dédié à la culture ». D’après lui,
May Arida serait « la plus belle figure du monde culturel actuel
». Mais surtout, il tenait à la remercier, elle et tout le
bureau de la Direction Générale des Antiquités
pour leur coopération et leur foi en l’ALBA et en ses
étudiants. « Elle permet à notre jeunesse non
seulement de voir de plus près ces merveilleuses reliques
historiques que sont les temples mais elle leur permet aussi de
côtoyer des gens nouveaux », insistant sur la
cordialité et l’hospitalité des habitants de la
région.
Diala Lteif, A. I. 2
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Sur le alba.edu :
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