| Chaque année,
dans le cadre du Festival de Baalbeck, un opéra est choisi par
l’équipe enseignante de l’ALBA pour le spectacle de fin
d’année. Les étudiants des classes de Pub 2 et A.I. 2
s’appliquent alors à en représenter les différents
personnages par un média déterminé, qui peut
être une marionnette à fils, une ombre chinoise, un grand
masque, etc. Mais cette année est un peu spéciale… Le
Festival de Baalbeck célèbrant son 50ème
anniversaire et l’ALBA fêtant son 20ème spectacle, il nous
fallait absolument innover !
Dans un premier temps, tout le monde était d’accord
pour introduire de la nouveauté cette année mais personne
ne savait exactement quoi ! Nos patrons commencèrent donc
d’abord par distribuer des textes évoquant tous les spectacles
successifs du Festival de Baalbeck, autours desquels différents
projets furent proposés : les architectes d’intérieur ont
imaginé des espaces tandis que les étudiants en pub ont
rempli les locaux de l’Académie d’affiches. Ensuite vint la
phase de création des personnages : à chaque
élève correspondait un artiste célèbre
s’étant produit sur la scène du Temple de Bacchus ; les
étudiants des deux classes s’appliquèrent alors à
produire des stylisations de ces illustres personnages.
C’est alors que les chemins des deux classes se
séparèrent... Les étudiants de pub ont
sélectionné des verbes qu’ils ont
représenté, chacun avec sa propre vision : par exemple
pour Éliane, le verbe « tourner » évoquait
une sorte de machine infernale, tandis que Léa s’est
amusée à « reprendre » inlassablement la
construction d’un château de cartes géantes, que Tallal
« s’arracha » la peau cruellement, et que – à
l’émerveillement de tous - Rosa Maria « créa
» un monolithe blanc qui flotte en défiant toutes les lois
de la gravité. Pendant ce temps, la classe des A.I. 2 se sont
attachés à représenter les personnalités
qui se sont produites à Baalbeck par un nouveau média,
baptisé par nos patrons « structure enveloppe ».
Sous les mains habiles de nos architectes en herbe, ces fameux artistes
ont ainsi pris des proportions exagérées et des formes
inattendues ! C’est ainsi par exemple que le chanteur Wadih el Saffi
s’est transformé en une sorte de grenouille rétractable
grâce au talent de Joe tandis que Stéphanie transformait
le grand danseur Alvin Ailey en une araignée ou que la
tragédienne Maria Casarès prenait l’aspect d’un robot aux
milles facettes grâce à une invention de Delphine. Et
ainsi de suite. Quant à moi, je me suis amusée à
suspendre le chorégraphe Rudolph Noureev par une structure
s’élevant au dessus de ma tête.
Cogitation et tractations…
Oui, mais… nous n’avions toujours pas de thème
général ni de plan de travail pour créer un
spectacle complet ! Nos patrons lancèrent alors le thème
« Cinquante ans de lumière ». Commença alors
pour les étudiants de pub un travail acharné pour
concevoir affiches, tracts et pochettes tout en gardant en tête
une interdiction formelle : celle de représenter le moindre
symbole de Baalbeck. Pendant ce temps, notre prof de musique Joe Lteif
a décidé de prendre les choses en mains en concevant une
compilation musicale qui servirait de base de travail pour le
spectacle. Suivit alors pour nos patrons une phase de réflexion.
Quatre jours pendant lesquels les patrons ont essayé de trouver
LE fil directeur du spectacle.
Et le moment tant attendu arriva enfin ! Une réunion
fut fixée pour les 64 étudiants des deux classes. L’un de
nos patrons, Pierre Hage Boutros, commença par nous proposer le
fruit de leur réflexion. Une liste des chansons du spectacle fut
distribuée. Pierre nous décrivit sa vision des choses en
s’arrêtant sur chaque scène pour annoncer le nom de
« l’heureux élu » qui verrait son projet
défiler sur les marches de Baalbeck. Le tout accompagné
par la fanfare des étudiants qui tantôt s’exclamaient de
joie, tantôt montraient leur désaccord total ! Dix titres,
représentant les dix scènes prévues, furent
inscrits au tableau et les débats commencèrent afin de
nous diviser en groupes. Exactement ce qu’il fallait pour
préparer l’entrée majestueuse de notre nouveau
protagoniste, Joe Lteif, qui finit par prendre le dessus afin de
trouver un compromis car nul ne voulait se séparer de ses
amis...
Perdus mais enthousiastes…
Mais ce n’était qu’un début car, quatre jours plus tard
débutaient les préparatifs effectifs du spectacle. Ainsi,
le lundi 22 mai, tout le monde se présenta à
l’amphithéâtre pour la séance d’écoute
collective de la bande musicale et, une fois la séance
achevée, nos patrons nous accordèrent une dernière
heure de pause-déjeuner en risquant une blague (« ce sera
votre dernier repos effectif ! »). Mais pas de temps à
perdre ! Une heure plus tard, rencontre générale dans
l’atelier : distribution des tâches, explications rapides sous le
regard ébahi des étudiants. Les patrons nous
abandonnèrent là à notre travail, un peu
paumés mais toujours enthousiastes…
Ainsi commencèrent nos deux semaines exclusivement
consacrées aux préparatifs du spectacle. A chaque groupe
était confiée une scène particulière qu’il
devait entièrement imaginer et les patrons étaient
là pour nous guider et nous conseiller. Pendant ces quatorze
jours, nous avons eu beaucoup de bons moments, d’éclats de rire
et surtout de nouvelles amitiés. Entraide mutuelle,
énergie positive, échanges intéressants… tout
s’annonçait assez bien. Chacun avait trouvé son propre
rythme, commencer tôt le matin ou dormir le jour pour veiller la
nuit, tout le monde s’y estmis de bon cœur. Des préparatifs que
nous clôturés en partageant un verre avec deux de nos
patrons dans un restaurant à Clémenceau, en se donnant
rendez-vous pour le 21 Juin, mais cette fois-ci sur le site de Baalbeck
!
Diala Lteif, A.I. 2
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Sur le alba.edu :
Le site internet du spectacle
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