Juillet 2008 / No. 9
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ALBA: page d'accueil

Les bouquins de l’Alba : la famille s’agrandit !

Nada Assi, responsable de la bibliothèque de l’Alba, revient sur les douze ans de publication de l’institution : « La ligne éditoriale évolue régulièrement : depuis les publications de photos d’élèves, toujours accompagnées d’une exposition, la BD, les travaux de professeurs ou d’atelier, jusqu’aux colloques, il s’agit toujours et avant tout de mettre en avant le talent à l’Alba. »
Les éditions de l’Alba s’accélèrent et gagnent en notoriété : « La quantité de livres parue entre 2006 et 2007 représente à elle seule les publications des dix années précédentes ».
A l’étude aujourd’hui : les travaux personnels d’étudiants, ainsi que les travaux contextuels, comme Les tuiles de Beyrouth…
Ce succès a été couronné par un accord passé avec El Bourj Distribution, émanant directement de la librairie du même nom, dans le centre-ville. « Toutes les publications de l’Alba sont prises en charge localement et internationalement ». Il va sans dire que professeurs et étudiants peuvent se procurer les titres de ces collections directement au Centre de documentation de l’Alba, où une petite remise les attend…

Si l’Albatros reprend son vol, c’est qu’il y a un réel besoin de communiquer, d’être informé de ce qui se passe dans chaque département, chaque Ecole, dans les ateliers, dans les coulisses…
Savez-vous ce qui se passe au sein du centre de documentation ? Quelles sont les nouvelles acquisitions de la Bibliothèque? Les nouvelles publications de l’ALBA ?
En attendant la mise en ligne de son catalogue, et la parution de sa newsletter mensuelle, la bibliotheque vous informe de ses nouveautés sur la page qui lui est réservée sur le site de l’ALBA (www.alba.edu/biblio).
Sur cette page de l’Albatros, je vous présente et vous recommande, avec des enseignants et étudiants que je remercie vivement, quelques nouveaux titres.

A ceux qui s’interrogent sur le pouvoir de l’architecture, je recommande « L’architecture du bonheur », d’Alain de Botton (Ed. Mercure de France, 2007). « Si vous demandez aux gens ce qui les rend heureux, ils vous parleront d’esthétique. Or quelque chose est allé complètement de travers avec l’architecture du XXème siècle, affirme l’auteur. Je voulais comprendre ce qui s’était passé. » Loin d’être un essai nostalgique, ce livre est une promenade à travers des lieux célèbres, à la recherche de ce qu’il appelle nos « chez-soi idéaux » ; à la recherche du bonheur qui tient aux petits riens de la vie ordinaire…

A tous les urbains, homo urbanus comme moi, qui voient dans la rue l’espace public par excellence où l’on vit, se déplace, se divertit, se rencontre, se manifeste, … je recommande « La rue est à nous… tous ! » sous la direction de François Ascher et Mireille Appel-Muller …(Ed. Au Diable Vauvert, 2007). Fruit de l’exposition réalisée par l’Institut pour la Ville en Mouvement, c’est un ouvrage singulier par la pluridisciplinarité de l’approche : historique, politique, sociologique, urbanistique, architecturale, paysagère, médiatique….

Si vous êtes de ceux qui s’éprennent de livres, je vous invite à partager cette passion et à les recommander à vos collègues dans le prochain numéro de l’Albatros (je m’adresse aux étudiants et aux enseignants).
Et comme la fierté d’une Bibliothèque ne se mesure pas à la quantité de ses livres, mais de ses lecteurs, l’équipe de la bibliothèque se ferait un plaisir de vous y accueillir plus souvent!

Nada HABIS ASSI
Responsable du Centre de Documentation

Deux catalogues d’exposition recommandés par Gregory Buchakjian

Le vert et le gris
Le printemps 2008 à New York a été marqué par deux expositions phares consacrant un aspect marquant de l’œuvre d’un grand maître : Poussin and Nature et Jasper Johns Gray. La première déploie la passion de Nicolas Poussin, un français à Rome, pour le paysage. Les dessins presque fantomatiques à l’encre et au lavis accompagnent des toiles aux couleurs chatoyantes ou ténébreuses, et toujours le vert, dans tous ses états. La seconde exposition se concentre sur l’usage d’une seule couleur chez un des américains les plus marquants de notre époque : Jasper Johns. Sur cinquante ans de carrière, on découvre toutes sortes de choses issues à la société moderne – drapeaux, cartes, balais, Jocondes – traitées sur des variations de gris. La non-couleur par excellence devient une gamme chromatique complète. Deux expositions dont les catalogues annoncent dès leur couverture, la couleur.

- Poussin and Nature. Arcadian Visions, exp. The Metropolitan Museum of Art, New York, 2008 ; catalogue par Pierre Rosenberg, Keith Christiansen et al., ed. The Metropolitan Museum of Art / Yale University Press.
- Jasper Johns Gray, exp. The Art Institute of Chicago, 2007-2008 ; The Metropolitan Museum of Art, New York, 2008 ; catalogue collectif, ed. The Art Institute of Chicago / Yale University Press.

Aux amateurs de Bandes Dessinées, Michèle Standjofski suggère :

La femme toute nue de Karine Bernadou, aux éditions Sarbacane.
Parce que ces courtes saynètes mêlant poésie et humour cocasse ne ressemblent à rien de déjà vu. Minimaliste mais imaginatif en diable, le dessin de Karine Bernadou est comme cette femme qu’elle met à nu : fragile et fort, libre de toute contrainte.

Ice Haven de Daniel Clowes, aux éditions Cornélius.
Parce que ce pseudo-recueil de comic-strips disparates est en réalité brillamment orchestré par un Daniel Clowes au meilleur de sa forme. Malgré une disparition mystérieuse censée tous les concerner, chacun des personnages principaux est prisonnier de sa perception du monde, condamné à ne jamais pouvoir communiquer avec les autres.
Et Clowes, qui continue à se cacher derrière son graphisme figé et son ton glacé, souffre avec tout ce petit monde.

Kiki de Montparnasse de Catel et Bocquet, aux éditions Casterman.
Parce qu’avec son dessin à la fois élégant et précis, sensuel et efficace, Catel donne une légèreté gracieuse à la masse d’informations recueillie par Bocquet sur le Paris des années 20. Soutine, Cocteau, Breton, Modigliani : tous sont vus à travers le regard impertinent de la muse de Man Ray.
Avec l’ampleur de ses trois cent pages, ce roman graphique atteint un pouvoir d’évocation impressionnant.

RG : Riyad-sur-Seine de Pierre Dragon et Frédéric Peeters, aux éditions Gallimard, collection Bayou.
Pour la force et l’énergie qui se dégagent de ce polar. Pierre Dragon crée une fiction très proche de la réalité, vu qu’il opère au quotidien aux Renseignements Généraux.
Frédéric Peeters, aussi convaincant dans cette histoire de terrain que dans l’autobiographie (les Pillules bleues) , le fantastique (Koma) ou la science-fiction (Lupus), équilibre efficacement les cadrages serrés des scènes d’actions et les compositions plus aérées où le narrateur se laisse aller à la méditation .

David Raffoul, étudiant en 2ème année architecture, recommande :

La désobéissance de l’architecte, de Renzo Piano (Ed. Arléa)
Un livre à lire absolument ! L’architecte Renzo Piano y dévoile à travers une série de questions réponses, sa connaissance du medium, sa façon d’agir, mais surtout sa vision du monde qui l’entoure: Comment évoluer en harmonie avec ce qui nous entoure ?
Ce livre n’est pas seulement dédié aux férus d’architecture, mais touche aussi n’importe quel domaine, car il débat de thèmes où tout le monde peut s’identifier et en profiter.








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