Nada Assi, responsable
de la bibliothèque de l’Alba, revient sur les douze ans de
publication de l’institution : « La ligne éditoriale
évolue régulièrement : depuis les publications de
photos d’élèves, toujours accompagnées d’une
exposition, la BD, les travaux de professeurs ou d’atelier, jusqu’aux
colloques, il s’agit toujours et avant tout de mettre en avant le
talent à l’Alba. »
Les éditions de l’Alba s’accélèrent et gagnent en
notoriété : « La quantité de livres parue
entre 2006 et 2007 représente à elle seule les
publications des dix années précédentes ».
A l’étude aujourd’hui : les travaux personnels
d’étudiants, ainsi que les travaux contextuels, comme Les tuiles
de Beyrouth…
Ce succès a été couronné par un accord
passé avec El Bourj Distribution, émanant directement de
la librairie du même nom, dans le centre-ville. « Toutes
les publications de l’Alba sont prises en charge localement et
internationalement ». Il va sans dire que professeurs et
étudiants peuvent se procurer les titres de ces collections
directement au Centre de documentation de l’Alba, où une petite
remise les attend…
Si l’Albatros reprend son vol, c’est qu’il y a un réel besoin de
communiquer, d’être informé de ce qui se passe dans chaque
département, chaque Ecole, dans les ateliers, dans les
coulisses…
Savez-vous ce qui se passe au sein du centre de documentation ? Quelles
sont les nouvelles acquisitions de la Bibliothèque? Les
nouvelles publications de l’ALBA ?
En attendant la mise en ligne de son catalogue, et la parution de sa
newsletter mensuelle, la bibliotheque vous informe de ses
nouveautés sur la page qui lui est réservée sur le
site de l’ALBA (www.alba.edu/biblio).
Sur cette page de l’Albatros, je vous présente et vous
recommande, avec des enseignants et étudiants que je remercie
vivement, quelques nouveaux titres.
A ceux qui s’interrogent sur le pouvoir de l’architecture, je
recommande « L’architecture du bonheur », d’Alain de Botton
(Ed. Mercure de France, 2007). « Si vous demandez aux gens ce qui
les rend heureux, ils vous parleront d’esthétique. Or quelque
chose est allé complètement de travers avec
l’architecture du XXème siècle, affirme l’auteur. Je
voulais comprendre ce qui s’était passé. » Loin
d’être un essai nostalgique, ce livre est une promenade à
travers des lieux célèbres, à la recherche de ce
qu’il appelle nos « chez-soi idéaux » ; à la
recherche du bonheur qui tient aux petits riens de la vie ordinaire…
A tous les urbains, homo urbanus comme moi, qui voient dans la rue
l’espace public par excellence où l’on vit, se déplace,
se divertit, se rencontre, se manifeste, … je recommande « La rue
est à nous… tous ! » sous la direction de François
Ascher et Mireille Appel-Muller …(Ed. Au Diable Vauvert, 2007). Fruit
de l’exposition réalisée par l’Institut pour la Ville en
Mouvement, c’est un ouvrage singulier par la pluridisciplinarité
de l’approche : historique, politique, sociologique, urbanistique,
architecturale, paysagère, médiatique….
Si vous êtes de ceux qui s’éprennent de livres, je vous
invite à partager cette passion et à les recommander
à vos collègues dans le prochain numéro de
l’Albatros (je m’adresse aux étudiants et aux enseignants).
Et comme la fierté d’une Bibliothèque ne se mesure pas
à la quantité de ses livres, mais de ses lecteurs,
l’équipe de la bibliothèque se ferait un plaisir de vous
y accueillir plus souvent!
Nada HABIS ASSI
Responsable du Centre de Documentation
Deux catalogues d’exposition recommandés par Gregory Buchakjian
Le vert et le gris
Le printemps 2008 à New York a été marqué
par deux expositions phares consacrant un aspect marquant de l’œuvre
d’un grand maître : Poussin and Nature et Jasper Johns Gray. La
première déploie la passion de Nicolas Poussin, un
français à Rome, pour le paysage. Les dessins presque
fantomatiques à l’encre et au lavis accompagnent des toiles aux
couleurs chatoyantes ou ténébreuses, et toujours le vert,
dans tous ses états. La seconde exposition se concentre sur
l’usage d’une seule couleur chez un des américains les plus
marquants de notre époque : Jasper Johns. Sur cinquante ans de
carrière, on découvre toutes sortes de choses issues
à la société moderne – drapeaux, cartes, balais,
Jocondes – traitées sur des variations de gris. La non-couleur
par excellence devient une gamme chromatique complète. Deux
expositions dont les catalogues annoncent dès leur couverture,
la couleur.
- Poussin and Nature. Arcadian Visions, exp. The Metropolitan Museum of
Art, New York, 2008 ; catalogue par Pierre Rosenberg, Keith
Christiansen et al., ed. The Metropolitan Museum of Art / Yale
University Press.
- Jasper Johns Gray, exp. The Art Institute of Chicago, 2007-2008 ; The
Metropolitan Museum of Art, New York, 2008 ; catalogue collectif, ed.
The Art Institute of Chicago / Yale University Press.
Aux amateurs de Bandes Dessinées, Michèle Standjofski
suggère :
La femme toute nue de Karine Bernadou, aux éditions Sarbacane.
Parce que ces courtes saynètes mêlant poésie et
humour cocasse ne ressemblent à rien de déjà vu.
Minimaliste mais imaginatif en diable, le dessin de Karine Bernadou est
comme cette femme qu’elle met à nu : fragile et fort, libre de
toute contrainte.
Ice Haven de Daniel Clowes, aux éditions Cornélius.
Parce que ce pseudo-recueil de comic-strips disparates est en
réalité brillamment orchestré par un Daniel Clowes
au meilleur de sa forme. Malgré une disparition
mystérieuse censée tous les concerner, chacun des
personnages principaux est prisonnier de sa perception du monde,
condamné à ne jamais pouvoir communiquer avec les autres.
Et Clowes, qui continue à se cacher derrière son
graphisme figé et son ton glacé, souffre avec tout ce
petit monde.
Kiki de Montparnasse de Catel et Bocquet, aux éditions
Casterman.
Parce qu’avec son dessin à la fois élégant et
précis, sensuel et efficace, Catel donne une
légèreté gracieuse à la masse
d’informations recueillie par Bocquet sur le Paris des années
20. Soutine, Cocteau, Breton, Modigliani : tous sont vus à
travers le regard impertinent de la muse de Man Ray.
Avec l’ampleur de ses trois cent pages, ce roman graphique atteint un
pouvoir d’évocation impressionnant.
RG : Riyad-sur-Seine de Pierre Dragon et Frédéric
Peeters, aux éditions Gallimard, collection Bayou.
Pour la force et l’énergie qui se dégagent de ce polar.
Pierre Dragon crée une fiction très proche de la
réalité, vu qu’il opère au quotidien aux
Renseignements Généraux.
Frédéric Peeters, aussi convaincant dans cette histoire
de terrain que dans l’autobiographie (les Pillules bleues) , le
fantastique (Koma) ou la science-fiction (Lupus), équilibre
efficacement les cadrages serrés des scènes d’actions et
les compositions plus aérées où le narrateur se
laisse aller à la méditation .
David Raffoul, étudiant en 2ème année
architecture, recommande :
La désobéissance de l’architecte, de Renzo Piano (Ed.
Arléa)
Un livre à lire absolument ! L’architecte Renzo Piano y
dévoile à travers une série de questions
réponses, sa connaissance du medium, sa façon d’agir,
mais surtout sa vision du monde qui l’entoure: Comment évoluer
en harmonie avec ce qui nous entoure ?
Ce livre n’est pas seulement dédié aux férus
d’architecture, mais touche aussi n’importe quel domaine, car il
débat de thèmes où tout le monde peut s’identifier
et en profiter. |
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