Une route, un pont une
décharge.. une station d’essence, un terminal d’oléoduc,
une centrale électrique… ceci est loin d’être le site
d’églises paléochrétiennes datant des IV et VI
siècles. Pourtant c’est la réalité et cela se
passe chez nous à Khaldé à deux pas de la capitale
et à Zahrani à quelques kilomètres au sud de
Saida.
Une route, un pont une décharge.. une station d’essence, un
terminal d’oléoduc, une centrale électrique… ceci est
loin d’être le site d’églises
paléochrétiennes datant des IV et VI siècles.
Pourtant c’est la réalité et cela se passe chez nous
à Khaldé à deux pas de la capitale et à
Zahrani à quelques kilomètres au sud de Saida.
En mai 1950, les travaux d’excavation pour la construction du terminal
de l’oléoduc de la Tapline qui relie les gisements de
pétrole de Zahran en Arabie Saoudite à Zahrani sur la
cote libanaise a permis de découvrir une extraordinaire
mosaïque qui s’est avérée être le site d’une
église paléochrétienne qui sera connue sous le nom
d’Eglise de Zahrani.
Toujours en mai 1959 cette fois ci et lors des travaux d’ouverture de
l’autoroute du sud au niveau du village de Khaldé, une autre
mosaïque a été découverte et a conduit
à la découverte de l’église dite de «
Khaldé ».
Qu’en est-il advenu de ces deux églises ?
Peu de gens savent qu’elles ont été
déplacées dans des « jardins publics » de la
capitale. Celle de Zahrani occupe actuellement une partie du jardin des
jésuites à Achrafieh, l’autre, celle de Khaldé, se
trouve derrière les colonnes du monument du soldat inconnu, dans
le jardin en face du Musée National.
Les seules études sérieuses de ces deux églises
ont été menées par la D.G.A (Direction
Générale des Antiquités) et par Pauline Donceel -
voûte (mosaïque) et depuis rien n’a été fait.
Il suffit de voir l’état de l’église de Khaldé
pour comprendre comment on s’intéresse et on sauvegarde notre
patrimoine.
Ces deux exemples qui font l’objet d’une étude analytique et
d’essai de restitution pour les étudiants de la 4ème
année architecture à l’Alba dans le cadre du cours de
patrimoine religieux en orient sous la direction de l’architecte Elie
Abi Nassif chargé du cours, ne sont qu’une infime partie de
notre riche héritage architectural lié étroitement
à la culture à l’histoire mouvementée de la
région et aux différents courants théologiques.
Le travail des deux groupes d’étudiants s’est reparti sur
plusieurs sous groupes de travail.
Le premier s’est occupé de la documentation historique, un autre
du relevé et des photos, un troisième du dessin ; plan,
coupes, façades et perspectives en 3D.
Le couronnement de ce travail sera deux maquettes à grande
échelle ouvrable et montrant les différents
éléments architecturaux, structuraux et
décoratifs.
Les influences des typologies de l’époque, des modes de
construction des styles décoratifs (mosaïque, fresques..)
se font sentir dans ces construction, et cela est tout à fait
normal puisque la cote phénicienne faisait partie du Monde
Byzantin et les différents courants circulaient librement.
Ainsi on voit une même typologie architecturale, dans la
construction des églises (type basilical à trois nefs),
avec abside apparente et chœur à chancel.
Les mêmes motifs décoratifs dans les pavements en
mosaïque des sols. (Zahrani, Khaldé Ghiné, Deir el
Kalaa, Qabr Hiram, Majdalzoun, Chiim au Liban et celles de Taybet el
Imam et Antioche en Syrie, la Gallilée en Palestine,
Gérasa, Maadaba, Petra en Jordanie.
L’étude finale des deux églises de Zahrani et de
Khaldé fera l’objet d’une publication et d’une exposition in
situ.
Elie Abi Nassif |
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| Emplacement actuel
de l'église de Zahrani |

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| Mosaique de la
basilique de Chim |

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| Emplacement actuel
de l'église de Khaldé |
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