Depuis sa
première projection en novembre 2006, Tales of Sheherazade, le
film de diplôme de Rami Kodeih n’a pas cessé de tourner
les festivals locaux et internationaux. Il faut dire que le
réalisateur aura mis un an à exécuter son film,
dont six mois d’écriture intense.
« Par manque de temps pour la recherche, je suis parti d’une
expérience personnelle », raconte-t-il. « J’ai
retranscrit les choses comme je les ai senties : c’est l’histoire d’un
étudiant, tué par une balle perdue, qui revient avec
ironie sur sa vie à Dahyé ; pour lui comme pour nous, la
mort est un événement banal ».
Rami a choisi des acteurs mais aussi des gens du quartier, sans aucune
expérience de cinéma, « pour qu’ils puissent jouer
leur quotidien ».
Ce film de près de 22 minutes a retenu l’attention, entre
autres, du festival de Clermont-Ferrand, au milieu de 75 autres
courts-métrages et 37 pays représentés. «
Pour moi, cette sélection internationale a été
comme un séminaire ! », précise Rami. « J’y
ai vu des films réalisés par des gens beaucoup plus
âgés que moi et qui croient dans ce format ».
Ce qui est sûr, c’est que les festivals croient en Rami aussi…
Tales of Sheherazade a reçu le premier prix du Students Short
Film Festival, organisé par Al Madinah en 2007, du First Annual
Student Film de la NDU (2007), ainsi que le prix du meilleur
court-métrage arabe au Amman Short Film Festival (2007). Sans
oublier la mention spéciale du jury du 5ème Festival
méditerranéen du court-métrage de Tanger. Quant
aux sélections, elles regroupent des pays comme l’Espagne, la
Bulgarie, la Suède, le Mexique ou le Maroc.
Rami Kodeih a déjà commencé la rédaction de
son nouveau projet et on lui souhaite le meilleur ! |
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