| par
Pierre Hage-Boutros |
| Extérieur
nuit. |
| Lumière
grisâtre. |
| Trottoir.
automobiles, ville. Au fond, plutôt vers la droite, façade
refaite d’un immeuble sans doute coupé lorsque la route fut percée. |
| Des
passants traversent tout le temps la scène. Certains s'arrêtent,
s'avancent très près de l'avant scène, regardent droit
devant eux très concentrés. Au bout d'un moment ils repartent. |
| Vers
la gauche, très loin, imperceptible : la mer. |
| une
vitre occupe toute la largeur de l'avant scène |
| Intérieur
nuit |
| Lumière
très blanche. |
| Un
fond blanc avec à droite et à gauche deux bandes verticales
sur toute la hauteur, couleur rouge très foncé. |
| Au
centre un vieux fauteuil de théâtre vide en velours rouge
avec des accoudoir en bois. Il est posé de profil de façon
à regarder vers la droite où est censée se trouver
la mer. |
| Il
est encadré par une armature complexe en métal avec
au dessus une très longue scie et sur la gauche un moteur silencieux
pour actionner la scie. |
| A
l’avant scène : une vitre. |
| ACTE
UNIQUE |
| Le
moteur se met en marche. La scie va et vient et descend (mouvement très
lent). A la fin, — vingtième jour — le fauteuil est totalement
coupé en deux. |
| juin
2001, tous droits réservés |