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Soirée de Courts Métrages roumains à l'ALBA
le 11 mars 2010 à 19h00
EN PRESENCE DE L’AMBASSADEUR DE ROUMANIE AU LIBAN SEM. PANASE

L’école de Cinéma et de réalisation audiovisuelle de l’Alba
A le plaisir de vous convier
A la projection de 5 courts-métrages roumains primés

O zi buna de plaja – Une belle journée pour la plage (par Bogdan Mustata) - Ours d’Or, meilleur court métrage au Festival de Berlin 2008

Lectia de Box – La leçon de boxe (par Alexandru Mavrodineanu)

Alexandra – (par Radu Jude)

Acasa – Chez moi (par Paul Negoescu)

Valuri – Des vagues (par Adrian Sitaru)- Léopard d’Or au Festival de Locarno.

Jeudi 11 mars à 19 heures,
Auditorium de l’Alba
Alba Sin El Fil

5 Grands succès pour 5 films courts
Le concept de ce DVD, lancé par Metropolis Film, est d’avoir une image globale sur le court-métrage roumain qui, à un moment, a été largement dépassé par les grands succès enregistrés par les longs-métrages roumains dans les plus prestigieux Festivals de films. Le court-métrage a néanmoins, lui aussi, sa place particulière dans le cinéma roumain : il a ébloui le grand public avec sa génération de metteurs en scène d’immense talent, génération qui s’affirme de plus en plus depuis la fin de la décennie.

Eclairage sur 2 des courts-métrages proposés :

Le court métrage de Radu Jude, Alexandra.

Tavi (Serban Pavlu) et Iulia (Oana Ioachim), sont deux époux qui, une fois séparés, ont garde des relations que les deux apprécient, et considerent comme comme « amiables », au bénéfice de leur fille, Alexandra. Tavi a de bonnes relations avec l’homme (Mimi Branescu) qui l’avait remplacé dans l’appartement de Iulia et de sa mère (Cristina Ivan). Tous les trois sont des hommes bien éduqués, convaincus qu’ils peuvent gérer d’une manière intelligente l’éducation de l’enfant. Or il suffit d’un mot de trop, dit sur un ton inapproprié, pour qu’en 10 minutes seulement, leur arrangement d’hommes rationnels bascule dans la folie. Le mot de trop est celui de la petite de 4 ans seulement, quand elle appelle son père Tavi au lieu de Tati (Papa) - même s’il reste aussi possible que le père lui- même ait mal compris la parole de sa fille. Le ton inapproprié appartient à Iulia, quand Tavi fait rentrer l’enfant à la maison et elle lui passe l’annonce – trop dure – qu’Alexandra ne va pas passer le samedi prochain avec lui à cause d’une leçon qu’elle doit absolument préparer. A partir de cet instant, tous deviennent fous : Tavi blessé dans son orgueil masculin, Iulia avec son plaisir de le harceler, son nouveau partenaire avec ses prétentions de raisonneur, et même la grand-mère, parce qu’elle aussi vit parmi eux. L’image de tous ces gens entourant la petite fille et lui demandant d’éteindre le conflit, constitue un tableau de famille épouvantable – le mal est passé par là, subtil et involontaire.

Le court métrage de Paul Negoescu , Acasa.

Dans le court métrage Acasa (Chez moi), un homme qui travaille en Espagne rentre en Roumanie à l’occasion des Fêtes de Noel (Marian Ralea) et a une longue conversation avec un chauffeur de taxi (Gabriel Spahiu). La conversation passe en revue de multiples sujets, de l’intégration de la Roumanie dans l’union européenne aux plans du chauffeur de taxi de quitter lui aussi le pays pour travailler à l’étranger, puis à la famille qui attend le client avec des plats et des délices roumains bien préparés. Une fois rentré, le client est attendu par sa femme qui a un air fatigué, lui donne quelques brèves informations en l’informant que s’il a faim, il y a du poulet dans le frigo. Le chauffeur de taxi assiste à cet accueil.
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