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L'HEURE
ESPAGNOLE :: PRESENTATION
:: AFFICHES :: PHOTOS
DU SPECTACLE
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Pédagogie
et méthode de fonctionnement du projet de spectacle de fin
d’année des élèves de 2ème et de
4ème année de l’Ecole des Arts Décoratifs
Depuis vingt ans déjà, l’Académie Libanaise des
Beaux-arts, Université de Balamand, clôture sa
deuxième année de l’école des Arts
Décoratifs par un spectacle inscrit dans le cursus de
l’année et qui utilise, par cycle de quatre ans, des
médias différents : les marionnettes à tiges du
théâtre d’ombres, les grands masques, les marionnettes
à fils et les marottes.
Parties des locaux de l’Alba, en 1987, pour le premier spectacle
« La flûte enchantée » de Mozart, plusieurs
générations d’étudiants de l’Alba ont, depuis,
occupé différentes scènes de Beyrouth
(théâtre de l’Annonciation, de la Sagesse, salle Montaigne
au CCF, théâtre Monot), participé aux festivals de
l’hôtel Al Bustan et de Deir el Kamar et investi les Thermes
Romains du Centre Ville dans le cadre de la Francophonie, et enfin les
marches du Temple de Bacchus en collaboration avec le Comité du
Festival International de Baalbek.
Quelle qu’ait été la situation qui prévalait dans
le pays, la gravité des événements qui secouaient
et secouent encore les Libanais, ce rendez-vous n’a jamais failli
à la tradition.
Ce projet regroupe tous les étudiants des départements de
Publicité et d’Architecture Intérieure qui y travaillent
d’abord individuellement, puis collectivement, et tend à leur
faire prendre conscience de leur parcours durant ces deux
années, de leurs acquis dans les domaines de la perception de
l’espace, de la lumière, de la couleur, du volume et surtout de
l’interaction prévalant entre ces différents domaines.
Cette année, exceptionnellement, deux spectacles seront
présentés : le traditionnel spectacle de fin
d’année, proposé par les étudiants de 2ème
année des Arts Décoratifs, aura lieu en Juin. Un autre
spectacle se jouera dans le cadre du Festival Al Bustan, à la
demande de Madame Myrna Boustany, Présidente du Festival : la
conception et la réalisation de ce projet seront confiés
aux étudiants de 4ème année, qui mettront en
scène « l’Heure Espagnole », opéra en un acte
de Ravel.
Les objectifs académiques poursuivis sont multiples :
A son niveau personnel, chaque étudiant exploite d’abord au
maximum sa propre créativité et réinvestit son
savoir-faire dans une phase individuelle où différents
projets lui sont proposés. Après avoir pris connaissance
du livret et de la musique imposés, il conçoit et
réalise pour la partie volumétrique un personnage et un
moment du décor de son choix, et pour la partie graphique une
affiche, une jaquette de programme et un carton d’invitation.
Dans un travail de groupe, il va ensuite devoir gérer un projet
complexe et participer à la refonte de toutes les idées
en une afin de donner naissance à un divertissement visuel
cohérent. Le groupe s’approprie les créations
individuelles, les analyses, les remet en question, les remanie et
donne naissance à la version finale qui sera mise en
scène et soumise à l’appréciation d’un jury de
personnalités du monde de la scène et de la culture lors
de la représentation du spectacle, étape finale de cette
phase collective.
Outre les qualités artistiques que chacun exploite, il doit
également puiser en lui des qualités humaines telles que
tolérance, ténacité, rigueur, volonté, sens
de l’organisation et prise de responsabilité.
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L’HEURE ESPAGNOLE
Opéra en un acte de Ravel, livret de Franc Nohain d’après
sa propre comédie
L’horloger Torquemada (ténor) s’absente
régulièrement le jeudi soir pour aller régler les
horloges municipales, ce dont profite sa jeune femme, Concepcion,
(soprano), pour recevoir ses amants ; mais aujourd’hui, le muletier
Ramiro (baryton) ayant besoin d’une réparation urgente,
décide d’attendre le retour de Torquemada.
Concepcion tente de l’éloigner de la boutique en lui faisant
monter et redescendre de lourdes horloges dans sa chambre : ainsi elle
peut recevoir le poète Gonzalve (ténor), puis le
financier Don Inigo Gomez (baryton), que Ramiro transportera dans la
chambre, cachés à l’intérieur des horloges.
Mais devant les hésitations de Gonzalve, qui ne cesse de faire
des rimes sans passer aux actes, et les vains efforts du vieil Inigo,
Concepcion se sent prise d’admiration par la vigueur physique de
Ramiro, qu’elle invite alors à monter dans sa chambre «
sans horloges ».
De retour, Torquemada trouve Gonzalve et Inigo prisonniers des
horloges, et saisit cette occasion pour leur vendre à chacun une
horloge coûteuse.
Des gracieux bruits d’horloge du début, au quintette en forme de
Habanera de la fin, l’Heure Espagnole est riche de musique charmante.
La partition est conçue pour souligner de spirituels jeux de
scène, et il n’y a à proprement parler, aucun « air
».
Ravel recommandait d’ailleurs à ses interprètes de
« dire », plutôt que de « chanter ».
Cette « comédie musicale » est pétillante
d’humour, et vaut surtout pour son orchestration raffinée : elle
s’inscrit dans le retour du comique du début du XXème
siècle.
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